Published On: jeu, mar 8th, 2012

[TEST]The Darkness II

En 2007, Starbreeze avait eu la tâche d’adapter pour 2K Games le comic book « The Darkness » sur la Playstation 3 et la Xbox 360. Il s’agissait un FPS, mais avec comme gameplay, la possibilité à la fois de tirer d’une seule main, des deux à la fois et en plus d’user d’une troisième option, le fameux The Darkness. Celui-ci se présente sous la forme de deux tentacules avec des gueules d’hydres au bout. Cela permet d’agripper, de déchiqueter et d’autres « joyeuseries » pleines de bons sentiments envers son prochain. Hélas, un gameplay original ne fait pas forcément recette d’un point de vu commercial et le jeu n’a pas dépassé le million d’unités cumulées sur ces deux plateformes. Mais qu’à cela ne tienne, 2K Games sent qu’il y a du potentiel dans cette nouvelle franchise et laisse une seconde chance à Jackie Estacado de conquérir le monde.

Le développement de ce second épisode a été offert à Digital Extremes, qui part sur une base solide avec un gameplay déjà éprouvé, un scénario solide et l’univers qui va avec. Reste au studio de mettre sa touche personnel à ce tableau pour réaliser une suite digne de ce nom. Ici, le jeu reprend là où le premier s’était terminé, plus ou moins, avec un rappel des faits avec un « précédemment dans The Darkness« . Cette séquence d’introduction permet aux novices de se familiariser avec l’univers et d’avoir accès à une séquence de rattrapage sans pour autant devoir mettre la main sur le premier jeu. On y apprend donc (spoil The Darkness inside) que Jackie Estacado, jeune mafieux qui reçoit le jour de ses 21 ans l’entité du Darkness, devenant ainsi l’hôte de cette force obscure lui octroyant des pouvoirs surhumains. Mais le jeune homme n’était pas forcément très chaud au départ et il fallut un événement tragique pour lui forcer un peu la main, la mort de sa petite amie Jenny. Suite à cela il n’aura aucun pitié pour ses ennemis.

Rien de tout cela n’est réel

Deux ans plus tard, Jackie est un peu « le boss » du coin, le parrain, et cela attire la convoitise. C’est ainsi que débute le jeu, avec la scène du restaurant dans lequel il a ses habitudes, où suite à une fusillade sanglante, il doit de nouveau faire appel au Darkness pour survivre à de graves blessures et ainsi reprendre l’avantage sur un nouvel ennemi… Viktor, qui est issue de la Confrérie. Celui-ci s’est mis en tête de vous arracher le Darkness et d’utiliser son pouvoir à des fins pas très conventionnelles. Durant l’aventure, Jackie sera par moment victime d’hallucinations, il apercevra Jenny ici ou là, qui lui soufflera des phrase sans véritable sens, enfin, c’est ce qu’il croit. Le retour de ses hallucinations est terrible pour lui, car il se réveille dans un asile psychiatrique. Asile fortement inspiré de celui du film « Vol au dessus d’un nid de coucou » (un succès/trophées porte ce nom) où il croise chaque membre de son clan dans des rôles pas tout à fait similaire à la vie qu’il connait. Même Jenny est de la partie. Qu’est ce que tout cela peut bien cacher?

Voila pour l’introduction du jeu ainsi que son intrigue principale, mais est ce que The Darkness II est le digne successeur de son ainé? Le jeu se présente avec un aspect en Cel-shading, on oublie de suite le rendu plus conventionnel du premier, lui offrant un rapport plus proche du comic book. Digital Extremes se détache immédiatement de Starbreeze pour se rapprocher le plus possible des fans et leur proposer une plongé dans cet univers noir de The Darkness. On passe ainsi d’arrières cours lugubres à un métro où vous allez devoir vous frayer un passage tout en vous débarrassant de toute ce qui bouge, à une fête foraine, un bordel clandestin et même votre propre appartement. Vous allez visiter la ville, croyez-moi.

Donne moi ta main…

Mais plus que le décors, c’est le gameplay qui nous intéresse. Dans le premier épisode, le joueur avait découvert cette possibilité de jouer à la fois avec des armes à feu, mais aussi avec les tentacules du Darkness, ce qui permettait de nombreuses combinaisons. Ici, on prend la même recette et on l’améliore en une v2.0. Il vous est toujours possible de vous la jouer FPS classique avec pistolet, AK47, fusil à canon scié et bien d’autres. Mais tout comme Jackie, vous allez vite devoir succomber à l’appel du Darkness et son pouvoir. Car les tentacules vous être d’une grande utilité, pour interagir avec le décors (comme forcer l’ouverture de boitiers électriques par exemple), se protéger en attrapant des objets, lancer ses mêmes objets, et enfin charcuter les méchants pas beau (et je pense que là dessus, on se fiche de savoir comment ils sont abattus). Ainsi, lorsque vous avez un ennemi au bout de vos tentacules, vous pourrez effectuer plusieurs manipulations… pour l’achever dans la joie et la bonne humeur. La gauche permettant d’agripper vos proies, vous vous doutez que la droite ne va pas rester là à se tourner la gueule, c’est avec elle que vous effectuerez un « finish » que n’aurait renié aucun personnage de Mortal Kombat. Libre à vous de choisir comment va mourir le malheureux qui pend devant vous, car selon votre choix, cela permettra de récupérer de la vie, du pouvoir (la Dark essence) ou tout simplement des munitions.

Il faut savoir que vous allez pouvoir rendre de plus en plus performant votre technique de combat avec un arbre de talents. Quatre éléments peuvent êtres augmenter comme le pouvoir du Darkness, la puissance ou la technicité de vos armes, ainsi qu’un dernier dont nous allons parler dans quelques lignes. Ces augmentations permettent notamment de « jouer » un peu plus avec vos ennemis. Leur envoyer une nuée, d’une durée plus ou moins longue selon l’évolution que vous aurez choisi, deviendra très utile pour paralyser un instant un adversaire plus coriace que les autres et ainsi prendre le dessus. Vos armes à feux bénéficieront d’un plus grand chargeurs ou d’une vitesse de recharge plus rapide etc.

Mais si pour le Darkness, l’obscurité est votre force, la lumière en est son principal défaut. Comme nous l’avions déjà relevé lors de la preview, vos ennemis connaissent votre point faible et ne vont pas se gêner pour abuser de la moindre source de lumière contre vous. Votre mission si vous l’acceptez, détruire ou éviter ces sources. Pour cela libre à vous de gaspiller vos munitions ou environnement, voir du Darkling. Celui-ci vous sera d’une grande utilité, et lui aussi peut être « augmenté » via l’arbre de talents. Il sera possible par exemple de le lancer pour atteindre des zones trop loin de la porté de vos armes ou de vos tentacules. Il pourra également, en l’incarnant, allez déverrouiller des portes fermées lors de certaines séquences. Encore une autre possibilité de gameplay à exploiter!

Les jolies colonies de vacances

Digital Extremes ne pouvait pas laisser The Darkness II, sans un mode multijoueur ou un mode coopératif. C’est vers ce second que s’est orienté le développeur avec un coop à quatre joueurs grâce au mode Vendettas. Ce mode en ligne, où le joueur incarne au choix: Inugami, Shoshanna, Jimmy Wilson ou le Doc J.P. DuMond, se déroule dans un scénario parallèle à la trame principale et propose d’avancer dans les tableaux en éradiquant des vagues d’ennemis. Chaque personnage est alors équipé d’une arme allant d’un katana à une massue pour ne citer que ces deux là, et d’un des pouvoirs du Darkness. Ce mode coop ajoute un peu de durée de vie au titre qui en a besoin, même si le solo est prenant.

Si vous en avez assez de ne jouer qu’à des FPS dit « classique » ou c’est toujours le bon occidentaux contre les méchants russes, chinois, extrémistes (rayer la mention inutile) et que vous n’avez pas peur d’affronter un écran rendu rouge sang à cause des nombreuses exécutions que vous allez réaliser, alors The Darkness II est peut-être bien le jeu fait pour vous.
Cependant, on peut regretter la durée de vie des deux modes de jeu proposés, aussi bien le solo avec ses 5 à 7 heures maximum pour en venir à bout, que le mode Vendetta que l’on peut se faire en 3 à 4 grand maximum. La mise en scène, l’univers et le scénario rattrapent pourtant, avec pour le coup une réelle profondeur, ce manque de durée de vie. Mais après tout, est ce qu’un bon jeu doit obligatoirement être long pour être bon?
Autre petit point noir, la synchro labiale parfois à la ramasse en français, de ce coté, il est préférable de joueur en VO (surtout quelle est excellente).
Enfin, nous avons noté quelques ralentissements lorsqu’il y a trop de PNJ (personnage non joueur) à l’écran en plus des effets de lumières.
Pour autant, The Darkness II mérite vraiment que l’on se penche dessus!

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