Published On: lun, juil 23rd, 2012

[TEST]Max Payne 3

Nous avons mis le temps, juste assez pour que notre ami Max puisse mettre un pied devant l’autre et passer enfin à autre chose qu’une bouteille de scotch entre deux fusillades.
Max Payne n’est qu’un flic rongé par les remords, dépressif (ou presque), prêt à tout pour mettre fin à ses jours (NDR: même à passer une nuit chez Ixi) et quitter enfin ce monde de brutes où plus rien ne le retient. Cet état est loin d’être naturel pour lui puisque, pour les trois au fond de la classe qui suivent Secret Story, notre ami a perdu femme et enfant il y a quelques temps et est passé du statu de bon père de famille à tueur insensible mais fidèle. La licence est née il y a quelques années, créée à l’origine par le studio Remedy sur PC (qui a depuis développé Alan Wake), Max Payne a lancé la mode du Bullet Time lors des phases de tir, envoyer du plomb sur des adversaires, au ralenti, c’était quand même la classe. Aujourd’hui, Rockstar Games reprend le bébé pour nous pondre une troisième épisode « nouvelle génération » sur console HD et PC avec en plus d’un mode solo, un bon gros, très gros mode multijoueur !

Le passage chez Rockstar Games pouvait tout aussi bien anéantir la licence comme la relancer, et les fans ont été rassuré de voir que c’est la seconde options qui s’est présentée à eux. Comme toujours avec Rockstar, l’histoire est le coeur du jeu et ce Max Payne 3 ne pourra pas y échapper. On retrouve Max, toujours aussi bourré, au pays de la samba: le Brésil, celui-ci a eu la bonne idée (ou plutôt son pote a eu la bonne idée) de devenir garde du corps d’une des plus riches famille du pays, les Branco. Mais, comme souvent avec mister Max « le poisseux » Payne, le calme ne dure jamais très longtemps et voila qu’une bande entre dans la danse en venant gâcher la réception donné par son boss et apportant avec eux la tempête tant attendu.

Les premières minutes du jeu vont désorienter pas mal de joueurs à cause du traitement visuel apporté. Rockstar Games, souhaitant mettre en avant les troubles de Max provoqués par l’alcool, ont user (et ont eu tendance à abuser diront certains) d’effets de dédoublement d’images perturbant quelque peu la vision même du joueur. Nous n’en sommes pas au point à en avoir des nausées… Mais Rockstar ne s’est pas arrêté à cet effet puisque le déroulement des « cut scenes » où Max se parle à lui même (ok, ok, il pense… mais alors qu’est ce qu’il pense le bougre. A croire qu’ils sont deux dans sa tête) a été traité en vignette, à la manière des comic books (ou bande-dessinée, selon le côté de l’Atlantique où l’on se trouve). Le challenge pour le joueur durant ces moments de poésie sera de réussir à lire tous les sous-titres s’il ne parle pas couramment la langue de Shakespeare, car non seulement ils ont une police assez petite, mais en plus ils sont gris et ce n’est pas vraiment la couleur la mieux adaptée lors de la grande majorité de ces séquences… Tout le monde n’est pas équipé d’un écran avec une diagonale de 150 cm.

L’ambiance du jeu est poussée au plus haut car, en plus d’un scénario béton, comme souvent (toujours) dans les jeux estampillés Rockstar Games, le doublage en anglais est aux petits oignons. On retrouve James McCaffrey qui incarne notre héros et tout une palette d’acteurs plus ou moins doués pour l’accent brésilien. Marko nous faisant remarqué d’ailleurs qu’un acteur anglo-saxon qui parle brésilien, c’est pas ce qui est le mieux pour l’image de la langue « portugaise », qui elle n’est pas sous titrée hélas. On excuse cependant cela afin de mieux s’imprégner de l’ambiance. Et l’ambiance justement, parlons en puisque le jeu vous fera passer par plusieurs étapes et surtout deux grandes villes du monde: New-York City et São Paolo, pour les deux principales phases de l’aventure puisqu’un petit tour en bateau sera également au programme de votre voyage.

Maintenant que l’on a planté le décor, si l’on discutait le bout de gras sur le gameplay du jeu. Max Payne 3 n’est pas un G.T.A. et cela, il faut que ça rentre dans le crâne des petits jeunes qui ne jurent que par cet univers. Ici, pas de monde ouvert, vous suivez une histoire avec une direction bien définie. Vous êtes en mission et vous comptez sur vos armes pour la mener à bien. Comme dans tout bon TPS moderne, on tir pour nettoyer une zone, on court (ou presque), on se met à couvert et croyez moi c’est très important de se mettre à couvert si l’on ne veut pas terminer dans un sac plastique une balle entre les deux yeux, on ouvre des portes etc. Mais à la sauce Max Payne puisque vous avez LE Bullet Time, la « feature » ultime en cas de débordement et le Shoot Dodge si vous aimez sauter et tirer en même temps avec la classe d’un tueur digne d’un film de John Woo! Cependant attention puisque vous ne pouvez pas user de toute cela n’importe quand. Une jauge se charge en même temps que vous toucher votre cible ou que vous êtes touché. Au cas où vous êtes mis à mal, il vous sera toujours possible, à condition d’en avoir sous la main, d’utiliser des médicaments pour récupérer de la vie. Car ici pas question de se planquer pendant quelques secondes pour se régénérer… vous n’êtes pas dans la cours de l’école maternelle!

A vous de maitriser la manière d’avancer dans cette aventure. La visé se décline de trois manières: verrouillage total, verrouillage partiel ou visée libre. La dernière étant la plus adaptée si l’on souhaite localiser nos tirs! Mais Max sait également se battre puisqu’il vous est possible d’éliminer un ennemi pour en finir avec lui ou lui prendre son arme si jamais vous n’avez plus de munition. Il sera possible aussi, dans votre dernier souffle et toujours à condition d’avoir de quoi se soigner, de bénéficier d’un dernier bullet time pour coller une bastos salvatrice dans la tronche de votre ennemi et ainsi de s’octroyer une « seconde chance » avant de passer l’arme à gauche.

Max Payne 3 n’est pas seulement une histoire à jouer seul, un gros multijoueur est proposé en plus d’un mode arcade. Ce dernier propose le score attack et la minute new-yorkaise. Le premier consistant à faire le maximum de points en variant le plaisir! Dans le second, vous avez une minute à la base pour réaliser le meilleur score et chaque tire vaut son pesant de temps car selon si vous éliminez un ennemi par un tir simple ou un tir à la tête, il vous sera accorder 3 ou 5 secondes supplémentaire à votre chrono.
Le mode multijoueur est quand à lui composé d’un mode entrainement, le mode match à mort seul, par équipe ou grand et même grand par équipe, Payne Maximale et enfin Guerre des gangs qui propose différents scénarios.
Dans les modes match à mort, quelque soit la déclinaison, le but est de tuer un maximum d’adversaire.
Dans Payne Maximal, c’est un peu comme si vous vous refiliez la patate chaude puisque le premier joueur à effectuer un « kill » devient Max Payne et l’autre incarnera Raul Passos. Suite à cela, il vous faudra faire le plus de victimes sans vous faire tuer au risque de perdre votre statu de héros et redevenir simple quidam.
Enfin, Guerre des gangs reprendre les scènes clés de l’histoire mais en gang et propose une douzaine de sous modes. Affrontement, Finale, Survivant, Jusqu’au dernier, Assassinat, Démolition, Livraison, Saisie, Territoire, La totale, Assaut et enfin Passage. Pour chacun de ces sous modes, les règles changent et vont de la bataille fratricide où il faudra être le dernier debout à la défense de territoire, en passant par une espèce de capture de sac (comme une capture de drapeau) ou encore l’élimination de cibles bien déterminées. Un mode en ligne ultra complet qui n’est que le début puisque les gangs créés ici, ce qui implique aussi les personnages personnalisés que vous aurez réalisé, pourront être jouables dans le prochain G.T.A V. Ainsi, vous ne perdrez rien de votre XP si chèrement acquise!

Avec une grosse réalisation, même si ce n’est pas forcément ce qui se fait de mieux sur nos consoles HD et sur PC, Max Payne 3 a su se donner les moyens des ambitions de Rockstar Games. Une histoire plutôt bien ficelée, beaucoup d’action (les amateurs des deux premiers épisodes auront surement leur mot à dire la dessus), une bande-son très bien choisie pour vous accompagner dans votre quête de vengeance, un système de jeu en ligne offrant un très large choix de possibilités et une durée de vie en solo d’une bonne douzaine d’heures (même plus si vous êtes un peu manchot et selon la difficulté abordée) sont les ingrédients de la réussite de ce troisième épisode que beaucoup attendaient surtout après son passage dans les mains de Rockstar Games.

About the Author

-

Laisser un commentaire

XHTML: You can use these html tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>