Published On: jeu, avr 18th, 2013

[TEST]Gears of War Judgment

GearsOfWarJudgment_KeyArt2Tout comme un autre « GOW », la saga Gears of War devait prendre fin avec le troisième épisode sorti en 2011 sur Xbox 360 (saga entamée cinq ans plus tôt) et clore une bonne fois pour toutes les mésaventures de Marcus Fenix et ses CGU. Mais, il y a un « mais ». Epic et Microsoft Studios ont du se dire qu’un nouveau titre de cette licence ne pouvait qu’être une bonne idée pour cette année 2013, plutôt légère en exclusivité sur la console du géant. Et du coup, nous avons droit à Gears of War Jugdment qui a été développé par People Can Fly, déjà à l’origine du très bon et défoulant Bulletstorm distribué par Electronic Arts au début de l’année 2011. La question que l’on pourrait se poser, comme pour l’autre « GOW », pourrait être: « N’est ce pas le Gears de trop ? ». Nous allons tenter d’y répondre avec ce test.

Un peu comme l’autre « GOW », décidément, ce Gears of War Judgment se déroule bien avant le premier épisode, pas loin d’une quinzaine d’années nous séparent de vos premiers pas en tant que Marcus Fenix dans SA guerre face aux Locust venus foutre le boxon sur la planète. Ici, vous ne croiserez jamais Marcus, si ce n’est l’entendre à la radio quelques secondes au cours de l’aventure, et c’est dans les botes de Baird et Cole que vous ferez la dizaine d’heures du jeu en solo (grand maximum). L’histoire de Judgment narre les soucis rencontrés par Baird, Cole, Paduk et Sofia, qui forment l’escouade Kilo, durant les opérations de sauvetages de Halvo bay et qui vont les envoyer directement en court marGOWJ_GearsofWarJudgement_004tiale. L’aventure va se découper en quatre principaux chapitres conté par chacun des membres de cette escouade, que vous allez incarner, et qui représente facilement les trois quarts de votre aventure. Rien qui ne va vous laisser sur le cul comme vous l’avez peut-être été durant les trois premiers Gears, ce Judgement manque clairement de fond scénaristique et mise tout sur la technique et l’ambiance générale.

GOWJ_1362406654-6Parlons justement de suite de la technique, car c’est ce qui nous a sauté aux yeux dès les premières secondes. BORDEL que c’est beau ! L’unreal Engine fait encore des merveilles sur cette vieille Xbox 360 qui, rappelons le, date de 2005. Un hardware de huit ans qui propose encore un titre faisant partie des jeux que l’on peut placer sur dessus du panier avec Halo 4, sorti en fin d’année dernière. Propre, coloré, la ville de Halvo Bay vous explose littéralement à la gueule, ce qui change clairement des trois premiers Gears avec cette tinte grisâtre, même si l’on regrette quelque peu le manque de diversité dans les environnements. Par contre accrochez-vous pour trouver un bug d’affichage ou un ralentissement, puisque l’on vous dit que techniquement ça défonce !

GOWJ_1362406658-4Bon ça c’est fait, on va pouvoir parler du gameplay, enfin plutôt parler du gameplay de Gears of War Judgment, c’est un peu comme parler d’un film que l’on voit pour la dixième fois. Ca ne change pas d’un poil et on a du mal à capter la différence, même si avant chaque mission on peut valider le challenge « déclassifier » qui ajoute un peu de piment et de difficulté (car le jeu est loin d’être insurmontable en normale, voir en difficile) comme un passage en plein brouillard qui a donné du fil à retordre à Billou (de Playitlive) et moi même durant une phase de coop. Donc, on charge, on tire, on recharge éclair, on passe en couverture, on tire à nouveau, on avance, on balance un coup de tronçonneuse lanzor dans la tronche du premier locust qui a le « bonheur » de passer par là et on recommence. Ce qui change, c’est l’application de ce que l’on a pu voir dans les modes multijoueurs de Gears of War 3 par exemple. En effet vous allez devoir, plusieurs fois dans le jeu, faire de la défense de zone à la façon du Mode Horde avec le placement de tourelle (sans pour autant devoir les réparer). Des séquences dont on aurait largement pu se passer et qui casse un peu l’ambiance et l’action.

GOWJ_1362413452-004La petite perle du jeu est clairement à chercher du côté du multijoueurs où là on s’éclate comme des petits fous (même si il n’y a pas assez de cartes à mon goût… DLC vous dites ?) ! En plus des populaires Team Deathmatch ou Capture de point, Epic games et People can fly nous ont gratifié du mode « Foire d’empoigne » qui est tout simplement un mode Deathmatch « chacun pour sa gueule ». Mais celui-ci prend tout son sens sur des cartes très bien pensées dont certaines avec de la verticalité offrant, à celui qui le souhaite, la possibilité de se jeter du haut d’une corniche sur un adversaire tel un aigle fondant sur sa proie. Second nouveau mode est à cheval entre le beast et la défense de point: invasion. Deux équipes composées de quatre classes différentes -sniper, médecin, ingénieur et bien sur soldat pour les CGU / grenadier, ticker, rebut et kantus pour les locustes) s’affrontent, l’une protège trois points et l’autre doit les prendre. La subtilité vient du fait que chacun à un rôle bien précis dans l’action et qu’il faudra communiquer pour vaincre. Une fois les trois points gagnés ou défendus dans un temps imparti, la partie est terminée. Les points que vous gagnerez permettront de débloquer 4 nouveaux locustes. Reste à cela, le mode survie, censé remplacer horde, avec 10 vagues à repousser. Pour résumer ces modes multijoueurs, on perd moins de temps dans tout. Aussi bien dans la facilité pour lancer une grenade que pour changer d’arme à la volé, mais en tapant un sprint à la Usain Bolt.

CritoraMa première question serait: « Mais ou est Carmine ???? », voila ça s’est fait. Bon mettons de suite en avant ce qui fâche avec par exemple l’intelligence artificielle qui est dans les choux, même avec le système S3 censé offrir des challenges différents si vous recharger le check point… encore faut-il perdre souvent pour les recharger et s’en apercevoir :|. L’autre blague est « Conséquence » qui n’apporte rien à Gears of war Judgment et encore moins à Gears of War 3, alors qu’il devait en éclairer une zone d’ombre, celle où Baird et Cole s’en vont chercher un bateau. Enfin on peut pointer du doigt le nombre de cartes des différentes modes multijoueurs, quatre à chaque fois, mais on se doute que l’on aura du DLC (d’ailleurs on vous en parle un peu plus tard dans la journée). Ces points sont vraiment dommageable à une production générale convenable et surtout une technique qui laisse sur le cul tellement c’est haut de gamme !
J’en vois déjà qui diront que je suis méchant mais pour moi, et c’est assez dure à dire, Judgment est un bon jeu mais un Gears de seconde zone, le genre d’expérience qui laisse un gout amère dans la bouche alors qu’elle présentait bien.

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